Contre le traité budgétaire européen (TSCG)

En disant non au traité budgétaire européen, un non pour préserver l’avenir, j’ai l’espoir que les doutes qui se font jour dans le camp du progrès montreront à nos partenaires que le Parlement français entend pousser son gouvernement pour réorienter l’Europe vers une véritable croissance. La France n’a pas dit son dernier mot !

Pourquoi je ne voterai pas ce traité le 10 octobre.

 

Les débats à l’Assemblée ont commencé le 2 octobre. Je suis intervenue le 3 octobre (voir la vidéo ici) en séance de nuit à la tribune de l’Assemblée pour défendre les idées suivantes : 

 

  • Le traité repose sur un mauvais diagnostic : la crise de la zone Euro n’est pas due à la dette en soi ni aux déficits publics mais à un Euro trop cher par rapport au dollar ou au yuan chinois. Avant l’Euro, les Etats pouvaient dévaluer leur monnaie pour regagner en compétitivité et permettre aux entreprises nationales d’exporter, donc de produire et d’embaucher des salariés. Aujourd’hui, toute dévaluation est impossible, d’où la perte de compétitivité, de productivité et la baisse des salaires. En outre, l’Euro a été incapable d’empêcher la spéculation sur les monnaies nationales qui est en partie responsable des déficits publics. Enfin, vouloir régler le problème de la dette sans s’attaquer à ses causes revient à soigner la fièvre sans guérir la maladie.

 

  • Le traité est irréaliste : réduire le déficit budgétaire à 3% du PIB est impossible en période de crise, à moins d’entrer dans une période d’austérité sans fin qui casserait la reprise de l’activité économique et donc la croissance. 

 

  • Le traité est nocif : il empêche les Etats – gouvernement et Parlement – de décider eux-mêmes des moyens d’atteindre un objectif de désendettement raisonnable. 

 

  • Le traité est insuffisant : je soutiens la réorientation vers la croissance engagée par le chef de l’Etat, qui rompt là avec le précédent gouvernement – lequel avait capitulé sans condition devant les exigences de l’Allemagne. Pour autant, le pacte de croissance n’est pas à la hauteur des besoins d'une reprise de l'activité économique.

 

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