Manifestation des salariés et élus du Soissonnais à Paris: un compte rendu bien peu exact dans l'Union

A la suite de l'article paru dans l'Union ce jeudi 6 décembre, rendant compte de la manifestation d'hier à Paris, j'ai demandé à la direction du journal d'exercer mon droit de réponse afin de rectifier les graves inexactitudes me concernant. Voici ma lettre telle qu'adressée à la rédaction.

De graves inexactitudes ont émaillé le compte rendu par l’Union de la manifestation des salariés du Soissonnais à Paris le 5 décembre. Mise en cause, notamment à travers les déclarations de l’organisateur de la manifestation, je vous demande de rectifier les faits.

 

J’ai été informée de la manifestation prévue à Paris mercredi 5 décembre et je l’ai d’ailleurs relayée en en informant tous les médias nationaux le 4 décembre afin d’essayer de donner aux salariés du Soissonnais toute la visibilité qu’ils méritent. J’entendais bien les rejoindre le matin du 5, puisque la manifestation, croyais-je, était prévue devant l’Assemblée nationale. Mais je ne les y ai jamais vus puisqu’ils étaient place de la Concorde, où ils ont de surcroît été bloqués par les forces de police.

Les organisateurs de la manifestation ont en effet fait un couac de taille : ils ont imprudemment oublié de déclarer la manifestation auprès de la préfecture de police, procédure bien connue de tous les organisateurs de manifestations militantes. Résultat : en gardant « secrets » le lieu et les formes de la manifestation, son organisateur a mis les manifestants dans un piège. Si la procédure normale avait été suivie, les salariés auraient pu manifester pacifiquement, comme il se doit et comme ils le souhaitaient.

 

Cela dit, la manière avec laquelle les salariés et élus ont été traités par les forces de police était inacceptable. C’est pourquoi j’en ai immédiatement informé le Ministère et la Préfecture, laquelle a alors dépêché sur place un de ses responsables.

Si je n’ai pas rejoint plus tôt la manifestation, c’est précisément parce que, avec l’aide de mon attachée parlementaire, je contactais le Ministère de l’Intérieur et la Préfecture de police afin de trouver une issue. J’ai d’abord obtenu qu’une délégation de 15 personnes puisse rejoindre l’Assemblée nationale, où les manifestants auraient pu s’exprimer devant la presse. Tout était organisé, mais 1h après, on m’informait que ce n’était plus souhaité (par qui ?).

 

J’ai alors rejoint les manifestants et ai pu servir d’intermédiaire entre le responsable de la Préfecture de police et les élus, afin qu’ils puissent recueillir leur témoignage sur le comportement des forces de police et organiser une issue aussi favorable que possible. Résultat : ils ont été finalement autorisés à manifester une heure place de la Concorde, chose qui n’est jamais autorisée à Paris mais qui m’a semblé être un dédommagement nécessaire au fait d’avoir parqué des manifestants pacifiques pendant de longues heures.

Dire que je me suis contentée « bon gré mal gré » de les rejoindre à 14 h est donc totalement faux : je les ai rejoints vers 12h30, après avoir passé une grande partie de ma matinée à réparer les erreurs de l’organisateur, prenant contact avec les autorités et en particulier le directeur du cabinet du Ministre de l’Intérieur – non pas quand je suis arrivée dans la manifestation mais bien avant.

 

Je souligne un point important que ne relève pas l’Union : c’est que, en appui de la manifestation, j’avais prévu de poser, et j’ai posé, une question d’actualité au Ministre du redressement productif, comme je m’y étais engagée auprès des représentants du personnel.

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